Crypto, métaverse, intelligence artificielle, robotique : quelles seront les grandes tendances techno en 2022 ?

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Bitcoin, NFT et Metaverse sont quelques-uns des mots-clés qui ont fait le buzz dans l’univers techno de 2021. En sera-t-il de même en 2022 ?

Quels seront les principaux sujets dominants, les produits phares et les tendances incontournables de l’année à venir ? Voici les grands rendez-vous qui nous attendent et quelques prédictions pour les mois à venir.

Bitcoin , qui a fêté son treizième anniversaire le 3 janvier, a connu une année historique en 2021. Le cours d’un bitcoin n’a pas échappé à la volatilité à court terme mais demeure sur une tendance haussière et a même battu plusieurs records : un bitcoin atteignait son plus haut historique en novembre (près de 69 000 $ ) et a valu plus de 50 000 $ pendant près de la moitié de l’année. Un BTC ne s’est jamais échangé à moins de 30 000 $ en 2021, soit six fois le plus bas de l’année 2020. De ce fait, plusieurs analystes financiers prédisent en 2022 le franchissement d’un nouveau seuil symbolique : un bitcoin à 100 000 $. C'est ce qu'affirme ainsi un rapport de Bloomberg , tandis que deux éminents spécialistes financiers américains se risquent même à pronostiquer un bitcoin à 200 000 $ en 2022.

Côté adoption, Bitcoin a également marqué des points. Le nombre de distributeurs automatiques de bitcoins a plus que doublé en 2021, le nombre d’adresses Bitcoin abritant un montant non nul est en progression constante et régulière (de 22 millions en janvier 2019 à 33 millions aujourd’hui), tout comme le nombre d’adresses actives sur le réseau (entre 15,5 et 22 millions par mois en 2021).

En 2021, Bitcoin a reçu le support de responsables publics de premier plan, notamment aux Etats-Unis (le maire de Miami, Francis Suarez, est désormais partiellement payé en bitcoins et entend faire de sa ville une « Bitcoin city »), tandis que le Salvador était le premier pays au monde à faire de Bitcoin une monnaie officielle à part entière. Les paris sont donc ouverts quant aux prochains pays (ou villes) qui pourraient suivre le mouvement en 2022. Selon un vote permanent organisé par Coinmarketcap, les internautes pressentent que le Paraguay, le Vénézuela ou Anguilla pourraient être parmi les prochains pays adoptant Bitcoin (plus de 400 000 votes pour le Paraguay, dont le Sénat vient d’approuver un projet de loi favorable aux crypto-monnaies). Quoi qu’il en soit, la régulation de Bitcoin et des crypto-monnaies seront sans doute de gros sujets d’actualité en 2022.

Pour la deuxième crypto-monnaie mondiale, 2022 sera une année cruciale. La blockchain Ethereum va connaître la plus importante évolution de son histoire en basculant d’un principe de proof of work (les transactions sont validées par le calcul) à celui de proof of stake (tous les ethers placés dans des porte-monnaie dédiés contribuent à valider les transactions et sécuriser le réseau). Après plusieurs étapes réussies vers cette migration majeure, la dernière, baptisée « The merge » (la fusion, actuellement en phase de test), est attendue au printemps, au plus tard au deuxième trimestre 2022. A la clé : un réseau moins consommateur d’énergie, plus efficace et réduisant les frais pour l’utilisateur. Evidemment, si cette migration se passait mal, le résultat pourrait être cataclysmique pour tout l’écosystème crypto. Mais un passage réussi vers ETH 2 aura vraisemblablement un effet positif sur le cours de l’ether (ETH), tout en bénéficiant aux dizaines de milliers d’applications décentralisées, services, tokens et NFT bâtis sur la blockchain Ethereum.

2021 aura aussi été marquée par la popularité massive des NFT , qui ont représenté cette année un marché de 14 milliards de dollars sur OpenSea, principale plate-forme d’échange de NFT — soit 646 fois plus qu’en 2020 . Que ce soit dans le domaine du luxe, de l’art, de la collection, du jeu, du sport ou de l’immobilier, les NFT sont désormais incontournables et s’exposent même désormais dans les plus grands musées du monde (comme l’Hermitage de Saint Petersburg , en Russie).

De McDonald’s à Dolce & Gabbana, de Coca-Cola à Under Armor, Disney ou Budweiser, de nombreuses grandes marques mondiales (et même des institutions comme l’UNICEF ) ont lancé des NFT en 2021. En 2022, tous les téléviseurs Samsung (Smart TV) incluront même de façon native une plate-forme NFT , permettant de les visualiser ou de les échanger.

On peut logiquement s’attendre à une déferlante de NFT en 2022, qu’il s’agisse de marques prestigieuses (les NFT officiels de Ferrari seront par exemple émis en mars 2022 , à l’occasion du démarrage de la saison de Formule 1) ou de jeux multiples et variés (comme le préfigure la plate-forme NFT Quartz d’Ubisoft , lancée en version beta en décembre et qui sera pleinement opérationnelle début 2022).

La popularité des crypto-monnaies et des tokens ne doit pas éclipser la tendance plus globale des technologies blockchain appliquées à quasiment tous les usages du numérique (souvent en opposition aux produits et services des géants du numérique).

Comme pour la DeFi (finance décentralisée, caractérisée par des dizaines de protocoles et de services dépourvus d’intermédiation classique et pesant 100 milliards de dollars ), de nombreuses gammes d’applications et de protocoles d’échanges de données vont être « blockchainisés » et 2022 pourrait bien être l’année de la décentralisation massive des services numériques.

Kickstarter, géant mondial du crowdfunding, a par exemple annoncé le lancement cette année d’une plate-forme ouverte et décentralisée, bâtie sur la blockchain Celo et utilisable par tous (y compris les services concurrents de Kickstarter). Même logique pour Twitter, duquel émane l’initiative Bluesky, destinée à « développer et favoriser l'adoption de technologies pour une conversation publique ouverte et décentralisée ». Une démarche qui pourrait conduire dès cette année à un protocole inédit de communication, de stockage de données, d’identification des usagers via des blockchains. Twitter semble aussi d’ailleurs vouloir accélérer sa propre décentralisation et généraliser l’usage des crypto-monnaies sur son réseau (les utilisateurs peuvent s’envoyer de petites sommes en Bitcoin sur Twitter depuis septembre et en novembre était formée une « équipe crypto »).

Enfin, plusieurs experts annoncent 2022 comme « l’année des DAO ». Ces « organisations autonomes décentralisées », des structures plus ou moins informelles où les décisions sont prises de façon collégiale par le truchement de tokens et de blockchains demeurent peu médiatisées. Elles ont pourtant connu un fort essor en 2021: beaucoup de projets existants évoluent aujourd’hui vers des DAO, tandis que d’innombrables nouvelles organisations décentralisées sont apparues ces derniers mois (dont certaines, comme OlympusDAO ou BitDAO, gèrent déjà des trésoreries de plusieurs centaines de millions ou même de milliards de dollars). 2022 pourrait être aux DAO ce que 2021 aura été pour les NFT.

Le Metaverse est indéniablement l’un des buzzwords de 2021 et semble désormais dans tous les esprits et même, après le renommage spectaculaire de Facebook en Meta, dans les business plans de beaucoup des gros acteurs du numérique. Comme l’explique un tout récent rapport de la banque d’affaires Goldman Sachs, dédié aux enjeux du Metaverse, le cycle de vie du Web 2.0 (notamment caractérisé par les services mobiles et le cloud) est en train de s’achever pour laisser place au Web 3.0, à la fois décentralisé et virtualisé : « La réalité augmentée et la réalité virtuelle vont rendre possible le Metaverse, dans lequel les services, le contenu et bien plus encore seront superposés et accessibles/consommés grâce à la fusion d'expériences virtuelles et physiques ».

S’il y a peu de chance de voir se concrétiser en 2022 un « véritable » Metaverse (au sens d’un monde visuellement réaliste se surimposant au monde réel), on peut s’attendre cette année à une forte montée en puissance de services dans le domaine du divertissement, de la culture, de l’éducation ou de l’information, uniquement accessibles dans des mondes virtuels en 3D ou dans le monde réel augmenté. Ce faisant, il est probable que le mot Metaverse se galvaude, pour simplement devenir synonyme de Web 3.0 — un Web où réalité virtuelle et augmentée, blockchains et tokens, anonymat et vie privée, gamification et monétisation sont désormais centraux.

A court terme, l’un des aspects les plus visibles de cette transition pourrait être la démocratisation du principe de mode virtuelle (vêtements et accessoires purement numériques, portés par des avatars ou apparaissant en réalité augmentée).

En toute fin d’année 2021, Nike absorbait RTFKT , un studio de design de sneakers exclusivement virtuels sous forme de NFT tandis que, presque simultanément, Adidas lançait la phase 1 de « Into the Metaverse », une opération ambitieuse démarrée par l’émission d’une première série de NFT de collection. Pas de doute, les grandes manoeuvres ont commencé et les marques phares de l’industrie de l’habillement vont rapidement décliner leurs créations dans le virtuel, tout en inventant une mixité nouvelle pour une mode à la fois physique et numérique.

Tout au long de l’année 2022 (et des quatre phases de l’opération Metaverse), les propriétaires de NFT Adidas pourront ainsi convertir leurs tokens en marchandises tangibles. Dans un autre genre, la place de marché Winkelstraat.nl vient de lancer la première édition de « NFT qui se portent » : des « NFT(EE) », ou tee-shirts réels sur lesquels apparaissent en réalité augmentée des design artistiques numériques quand ils sont vus au travers d’un filtre Instagram. Ailleurs, des événements hauts en couleur vont servir à solidifier le concept de mode virtuelle. La place de marché de vêtements virtuels de luxe UNXD (sur laquelle avaient été lancés en septembre dernier les NFT de Dolce & Gabbana) organisera par exemple en mars 2022 une vaste « Fashion Week » au sein du monde virtuel Decentraland. En attendant le Metaverse, en 2022 la mode se conjuguera résolument (et plus que jamais) à l’aune du numérique, des NFT et du virtuel.

Dans une certaine mesure, le rôle joué par les mobiles dans le Web 2.0 pourrait être tenu par des lunettes numériques et « intelligentes » dans le Web 3.0. Mais contrairement aux smartphones, il existe actuellement une grande variété de prix, de fonctions et de formes pour les smartglasses et les casques connectés, certains modèles se limitant à des fonctions audio, d’autres dévolus à la réalité augmentée et d’autres encore à la réalité virtuelle. Des produits très divers ont ainsi été lancés en 2021, comme les Ray-Ban Stories produites pour Facebook (sans dispositif de projection et servant essentiellement aux prises de vues photo/vidéo), le monocle à réalité augmentée de Oppo ou encore, à destination de l’entreprise, les ThinkReality de Lenovo, de grosses lunettes à réalité augmentée pouvant aussi remplacer un moniteur de PC. 2022 pourrait marquer le début d’une sorte de convergence en la matière, au moins en termes de forme et peut-être de fonctions.

La fabricant chinois EM3 a par exemple présenté un prototype de son modèle Ether, dont le lancement sur le marché est prévu fin 2022, et qui serait alors « le casque de réalité virtuelle le plus fin et le plus léger au monde » — 37 g et très proche d’une forme de lunettes de soleil. Par ailleurs, même s’il ne s’agit que de rumeurs, plusieurs analystes prédisent le lancement par Apple de lunettes connectées fin 2022, et il pourrait s’agir là aussi d’un modèle hybride (réalité augmentée/virtuelle).

Pour autant, il est probable que 2022 ne soit pas véritablement « l’année des smartglasses », mais encore une année d’expérimentations technique et commerciale conduisant au remplacement progressif du smartphone dans les années qui viennent.

Si peu d’annonces et de résultats spectaculaires dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) sont survenus en 2021, les progrès y sont néanmoins bien réels.

En matière de génération de langage, le modèle GPT-3 du laboratoire OpenAI, finalisé en 2020 et considéré comme le plus abouti à ce jour, ne cesse d’étonner ces derniers mois par sa capacité à générer des textes intelligibles et crédibles, parfois indiscernables d’une prose humaine. Mais il peut aussi se décliner. En 2021, Codex et Copilot, des modules séparés adaptés de GPT-3, génèrent du code informatique et montrent la voie vers des outils logiciels capables de produire eux-mêmes d’autres logiciels. Toujours en 2021, le laboratoire de recherche en IA de Facebook a montré SEER, un modèle dédié à la reconnaissance d’images performant et auto-supervisé, capable d’apprendre à partir de n'importe quel ensemble aléatoire d'images trouvées sur Internet, sans avoir à les trier ou les légender au préalable.

L’une des sensations de 2022 (ou tout début 2023) pourrait venir de GPT-4, pressenti comme extraordinairement supérieur à GPT-3 et s’approchant encore un peu plus d’une « IA générale » (démontrant des capacités proche du raisonnement humain). Outre la livraison de ce modèle hors-norme et très attendu, on peut anticiper plusieurs avancées ou tendance.

Beaucoup d’experts évoquent la notion de « data-centric AI » comme l’une des fortes tendances émergentes. En schématisant, il ne suffit plus de seulement améliorer les modèles ou de faire grossir à l’infini les volumes de données dont ils sont nourris (approche dite « model-centric »), mais plutôt d’améliorer la qualité des données utilisées pour permettre aux IA de faire leur apprentissage. C’est une évolution importante de l’une des principales disciplines de l’IA, le machine learning (et sa version la plus éprouvée aujourd’hui, le deep learning), qui replace les données au coeur de la démarche de l’IA. L’art de concevoir des jeux de données pertinents et de les affiner en fonction des besoins des IA et des buts recherchés pourrait donc vite devenir capital.

Une autre tendance tient aux applications concrètes des puissants moteurs d’IA et de deep learning développés par les grands acteurs du numérique. Une IA qui bat des humains aux jeux d’échecs ou de Go, c’est bien, mais pas fortement utile (à fortiori au regard des efforts déployés pour y parvenir). Dont acte, en novembre, Alphabet formait Isomorphic Labs, un laboratoire pharmaceutique entièrement dédié à la création de remèdes médicaux en s’appuyant sur l’IA (notamment sur les travaux menés par DeepMind, autre filiale d’Alphabet). « Cette initiative souligne la pression croissante en 2021 sur les centres de recherche des grandes entreprises pour déboucher sur des applications commerciales de l’IA, et non seulement purement théoriques », comme le note VentureBeat . On peut sans doute attendre (ou espérer) qu’en 2022 se distinguent des IA apportant des solutions inédites à des problèmes concrets, notamment dans le domaine de la santé, de l’énergie, de la cybersécurité ou des nouveaux matériaux.

Pour le grand public, l’année pourrait être marquée par l’apparition d’outils inédits tirant parti de l’IA, allant plus loin que la commande vocale des smartphones et enceintes connectées. Comme le préfigurent GauGAN2 de Nvidia (qui convertit du texte en images artistiques photo-réalistes), DALL.E de OpenAI (une version limitée de GPT-3 qui convertit du texte en dessins) ou MUM de Google (un outil de recherche combinant langage naturel, textes, images et vidéos), l’heure est à la multi-modalité. Sur Google , il deviendra possible de fournir une image de chaussures en demandant à voix haute si elles conviennent pour gravir une montage ou danser. Et l’émergence du « speech-to-code », avec des outils produisant du code informatique (mais aussi des images) à partir de commandes vocales pourrait se traduire en des applis ludiques ou pratiques (une version très modernisée de « Dessine-moi un mouton », en somme), tandis que des outils de retouche graphique pourraient devenir entièrement ou partiellement pilotables à la voix.

« Nous ne sommes plus très loin de la possibilité de demander à une IA d’insérer dans une photo de groupe l’image d’un ami qui n’y figurait pas, ou de modifier à posteriori la pose et l'expression d’une personnes sur un selfie », imagine par exemple Mike Cook, chercheur en IA et designer de jeux.

L’IA soulève aussi une multitude de questions éthiques et légales (et, parfois, d’inquiétudes). Qu’il s’agisse de biais ou erreurs introduits dans les ensembles de données servant à entraîner les IA, ou du pouvoir décisionnel qu’on leur attribue (que ce soit en matière de recrutement, de reconnaissance faciale, de conduite de véhicules ou d’armement), le sujet se fait pressant. Après deux ans de travaux, l’UNESCO a par exemple remis en novembre 2021 le texte final de sa Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle , destiné à garantir que « l’IA est centrée sur l'humain et sert l'intérêt supérieur des citoyens, et non pas l'inverse ». De son côté, la Commission européenne planche sur un projet de loi (« Artificial Intelligence Act », dont le dernier draft date d’avril dernier), et qui vise à fixer « un cadre réglementaire horizontal et centré sur l'humain pour l’IA ». On peut s’attendre dès 2022 à la montée en puissance des débats publics sur ces sujets complexes, qui pourraient déboucher sur des législations nouvelles ou amendées, tout en renforçant l’intérêt et la nécessité des nouvelles disciplines que sont « responsible AI » (IA dont on peut garantir qu’elle respecte un cadre éthique, juridique ou moral pré-établi) et « explainable AI » (IA dont les processus de décision sont explicables et intelligibles pour les humains).

En matière de robotique domestique, l’année qui démarre pourrait marquer une évolution vers des machines plus versatiles qu’aujourd’hui. Après la démocratisation des robots aspirateurs ou tondeuses à gazon (donc mono-fonction) vient l’ère de robots domestique également mobiles et autonomes mais capables (pour la première fois au sein d’un foyer) d’assurer plusieurs types de tâches distinctes.

Emblématique de cette tendance, le robot Astro de Amazon , lancé en 2021 mais uniquement disponible sur invitation avant une commercialisation probable en 2022, peut surveiller le domicile mais aussi divertir, piloter d’autres appareils ou transmettre des messages. Autre exemple, le robot Gary , qui sera commercialisé à compter d’avril 2022 (à 99$/mois) par la start-up israélienne Unlimited Robotics, se veut résolument multi-tâches. Destiné aux foyers aussi bien qu’aux hôtels ou aux bureaux, il peut nettoyer une surface, ramasser et ranger des objets ou porter des charges.

Les robots gagnent donc en autonomie, deviennent de plus en plus utiles, et de mieux en mieux capables d’effectuer des tâches typiquement humaines, au point qu’ils pourraient un jour offrir une véritable téléprésence. 2022 sera marquée par la remise des prix (à l’automne) du ANA Avatar XPrize, une compétition démarrée en 2018 et qui voit s’affronter une quinzaine d’équipes internationales pour développer « un système d'avatar qui peut transporter la présence humaine vers un emplacement distant en temps réel ».

Pour ce qui est des robots humanoïdes, on peut prédire la forte médiatisation de Ameca, un robot au visage ultra réaliste développé par la société britannique Engineered Arts, qui a été présenté il y a quelques jours au CES de Las Vegas.

Au final, sans même évoquer d'autres domaines en plein essor (notamment le transport, avec les progrès attendus en matière de voitures, camions ou navires autonomes et autres taxis électriques volants), 2022 pourrait être une belle année d'innovation.